En outre-mer et en Hexagone, un mouvement historique secoue notre pays. Les lycéen·nes qui se mobilisent dénoncent l’état déplorable du bâti scolaire, les classes surchargées, le manque d’effectifs, Parcoursup... et plus largement, les inégalités scolaires croissantes.
Comme leurs camarades partout en France, les lycéen·nes de Bergson (19ème) et les étudiant·es des campus de la porte de la Chapelle et de la porte de Clignancourt (18ème) ont organisé des blocus pacifiques et revendicatifs de leurs établissements.
Soutenu par les personnels de l’éducation et rejoint par les étudiant·es, ce mouvement à rassemblé plus de 450 000 personnes dans la rue le 8 octobre dernier, et près d’un million le 17 octobre pour soutenir les revendications de la jeunesse et contre la vie chère.
Mais plutôt que de satisfaire les revendications légitimes de la jeunesse, le gouvernement a déchaîné une répression sans précédent, suscitant l’inquiétude du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits humains, des alertes de l’UNICEF et des condamnations d’ONG.
Honte à Macron et ses gouvernements qui, depuis 10 ans, cassent nos services publics et répriment notre jeunesse quand elle se mobilise pour l’intérêt général !
Avec mes collègues parlementaires et les militant·es insoumis·es, nous apportons tout notre soutien et notre protection aux lycéen·nes, apprenti·es et étudiant·es en lutte.
Nous serons dans la rue à leurs côtés et mènerons la bataille à l’Assemblée et au Sénat pour obtenir les mesures, notamment budgétaires, demandées.
PLAN D’URGENCE POUR L’ÉDUCATION
Gratuité réelle
- Prise en charge par l’État de la totalité des manuels et fournitures scolaires
- Gratuité de la cantine scolaire, des transports en commun et des activités périscolaires
Rénovation des infrastructures : déploiement de 5 milliards par an (via un fonds vert) pour adapter les bâtiments scolaires au dérèglement climatique
- Installation de climatisations, de brise-soleil, de points d’eau
- Végétalisation des cours d’école pour éviter les fermetures d’établissements lors des vagues de chaleur
Personnel et rémunérations
- Revalorisation salariale : hausse immédiate de 20 % du salaire des enseignant·es dès la première année afin de compenser le gel du point d’indice
- Rétablissement des milliers de postes supprimés grâce à l’organisation de sessions de concours en hiver et la titularisation des contractuel·les
- Accompagnement : création d’un véritable corps de fonctionnaires de catégorie B pour les AESH (accompagnant·es des élèves en situation de handicap)
Accès à l’enseignement supérieur
- Abolition de Parcours sup et Mon Master
- Instaurer une garantie d’autonomie de 1 337 € par mois pour tous·tes les jeunes en formation

